Tu es loin mais si présente.
Aimer et être aimé.
"tu luis dans mon coeur comme luit cette étoiler; avec des feux perdus dans des lointains chemins" L.F.
Bientôt. Se revoir.
Confiance.
Des écrits; des photos. En attendant.
Steppenwolf
Tu es loin mais si présente.
Aimer et être aimé.
"tu luis dans mon coeur comme luit cette étoiler; avec des feux perdus dans des lointains chemins" L.F.
Bientôt. Se revoir.
Confiance.
Des écrits; des photos. En attendant.
Beaucoup de lecture en ce moment.
Un coup de coeur. "L'histoire de l'amour" Nicole Krauss."A New York, la jeune Alma ne sait comment surmonter la mort de son père.
Elle croit trouver la solution dans un livre que sa mère traduit de l'espagnol, et dont l'héroïne porte le même nom qu'elle.Non loin de là; un viel homme se remet à écrire, ressuscitant la plogne de sa jeunesse, son amour perdu, le fils qui a grandi sans lui. Et au Chili, un exilé compose u roman.Trois solitudes qu'unit pourtant à leur insu, le plus intime des liens: un livre unique, l'histoire de l'amour, dont ils vont devoir écrire la fin.
Un beau roman, hanté par la Shoah, entre mémoire et deuil. Dans la lignée de Borges, les pouvoirs magiques de la littérature.
Il ouvrit les yeux. Nuit noire. Il alluma la lampe de chevet. Elle était là. Une photo d'elle.
Il ferma les yeux.
La première fois. Avec elle. Une chambre d'hotel. Impersonnelle. Elle avait franchi la porte.
Un sourire. Se blottir contre lui. Vague de bonheur qui submerge.
Délier. Dénouer. Déboutonner. Dégraffer. Faire glisser.
Découvrir. La premiere fois.
Il la regarda. Le temps avait passé depuis la première fois.
Elle était là, à quelques centimètres de lui. Endormie.
Sa chevelure qui rusisselait sur son dos nu.
Il étendit sa main. Douceur de la peau. Légère caresse. Ne pas la réveiller.
Il regarda son corps nu, les draps rejetés au pied du lit. Chaleur d'une nuit d'été.
Il savait que c'était la dernière fois. Qu'elle partirait. Une gare, un train. Parce que c'était ainsi..
Ses pensées étaient elles bruyantes? Elle se retourna, ouvrit les yeux. Elle sourit.
Il posa ses mains sur ses seins nus. Effleura ses lèvres.
"je t'aime".
Elle sourit à nouveau, se blottit contre lui. Envie de ne faire qu'un. Une seule entité.
Les semaines étaient passées. Elle était toujours là. Même loin, même absente.
Ils s'aimaient toujours. Malgré tout. Sans inquiétude, sans crainte, sans parler de l'avenir.
Des sms, des mails, le téléphone. Des mots. Autrement.
Une présence de plus en plus forte.
Des envies. Des désirs.
Il éteignit la lumière. Pensa à elle. Se rendormit. En toute quiétude.
Croire...en son destin, au hasard? peu importe le mot. Il savait qu'ils se reverraient.
Tableau de Pierre Bonnard
"Aux bords du Gange", un petit recueil de Rabindranath Tagore. Des petites histoires sensibles et émouvantes, tout en couleurs et plein de lyrisme.
"La jeune Kusum, veuve à 8 ans, revient vivre dans sa famille aux bords du Gange; discrète, portant ses habits de deuil, elle grandit sans que nul ne la remarque. Jusqu'au jour où un Sanyasi vient s'installer dans le temple de Shiva..."
Le Gange, Varanasi (Bénarès) est le lieu qui m'a le plus marqué parmi tous mes voyages (avec Sanaa, au Yemen).
Juste avant le début de la mousson en juin, une température de plus de 40°, une humidité insupportable.
Et cette ville incroyable. Ses dédales de centaines de ruelles descendant vers le Gange.
Difficultés de criculer parmi les milliers de pesonnes, les vaches omniprésentes sur la chaussée.
Une densité humaine qu'on a du mal à imaginer pour un Européen. Les saris de toutes les couleurs des femmes, les enfants partout. Des saddhus, entièrement nus, le corps recouvert de cendres, squeléttiques.
Des temples dédiés aux milliers de dieux indous: le plus souvent Shiva, Ganesh, Kali la noire...
Des odeurs de parfums de fleurs qui se mèlent à l'encens et autres senteurs.
Sur le sol, assis, couchés....des mendiants par centaines: lépreux, avec des moignons à la place des jambes, les mains disparues, rongées par la maladie. Des trous dans le visage. des gens estropiés, aveugles...Tout ce que la maladie ou autres ont pu engendrer comme "horreurs " corporelles.
C'est un choc. Parfois insoutenable.
les gens sourient, pas d'agressivité.
A l'approche des ghats la foule se fait encore plus compacte.
Dans l'eau du fleuve sacré, des milliers de personnes se baignent, prient, font leurs ablutions. une dominante de jaune; d'orange des saris, ou de brun de la peau mate nue des hommes.
Des corps brulent sur des buchés, sur les escaliers ou sur les berges.On distingue les restes non consummés.
Certains corps brulés dérivent dans le fleuve.
Un peu plus loin sur le fleuve, les cadavres gonflés des vaches qui flottent; sur les corps, corbeaux et vautours se disputent les entrailles en putréfaction des bêtes mortes.
Une odeur de chair brulée, de bois, de santal.
La vie, la mort. L'Inde.
A relire aussi:
" j'ai vu Devi l'épouse de Civa laver sa culotte dans les fontaines de Bénarès, Kâli la noire s'épouiller avec la minutie d'une mère babouin, Radhâ la bergère chiquer le bétel et cracher par terre des jets de salive rouge, les byadères d'Angkor continuer leur ronde déhanchée à Bangkok le long de Patpong Road et faire le tapin à Klong Toï, j'ai filé cent baths à Laksmî sortie de sa mer de lait pour me masser le dos au Takara Palace, j'ai croisé le regard fatal de la princesse Suta parmi les beautés en cage d'un bordel de Bombay, les apsarass de Khajurâho ont dansé rien que pour moi et j'ai pénétré dans le gynécée de Siddhârtha avant qu'il ne devienne Bouddha quand il veillait encore sur le sommeil de ses femmes"
Muriel Cerf "l'anti voyage"
Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !
Frêle comme une aile d’abeille,
Frais comme un coeur de rose-thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté.
De l’épiderme sur la soie
Glissent des frissons argentés,
Et l’étoffe à la chair renvoie
Ses éclairs roses reflétés.
D’où te vient cette robe étrange
Qui semble faite de ta chair,
Trame vivante qui mélange
Avec ta peau son rose clair ?
Est-ce à la rougeur de l’aurore,
A la coquille de Vénus,
Au bouton de sein près d’éclore,
Que sont pris ces tons inconnus ?
Ou bien l’étoffe est-elle teinte
Dans les roses de ta pudeur ?
Non ; vingt fois modelée et peinte,
Ta forme connaît sa splendeur.
Jetant le voile qui te pèse,
Réalité que l’art rêva,
Comme la princesse Borghèse
Tu poserais pour Canova.
Et ces plis roses sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers.
Théophile Gautier, La comédie de la mort
le canapé rose
Bonnard
Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est, infinie » William Blacke - le mariage du ciel et de l'enfer-.
Ouvertes. Fermées.
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